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Pour les jeunes de Bepa, le bio pose question

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Notre classe de terminale Bepa, conduite de production animales, de la Maison familiale rurale de Janzé, a pu assister vendredi 9 octobre, à Chanteloup, à une visite guidée d'une ferme bio, au Gaëc Denis-Simoneaux. Elle était co-organisée par le Groupement des producteurs biologiques d'Ille-et-Vilaine (Agrobio 35).
Nous avons pu parfaire nos connaissances sur le mode de production bio. Nous avons été très curieux concernant tous les aspects de l'exploitation : préparation des sols, conversion à l’agriculture biologique. Nous avons évidemment posé beaucoup de questions.
Nous avons bien écouté les explications de Joseph Simoneaux (au milieu de la photo avec la betterave) concernant le cheminement de la ferme entrée en conversion en octobre 2000, les motivations du Gaëc pour se lancer vers un autre mode de production, l'organisation du temps de travail, les aspects techniques, les débouchés commerciaux, les résultats économiques… Nous avons pris des notes pour faire un compte-rendu de visite.
Parmi nous, certains se sont avérés plus convaincus que d’autres. Anaïs a été très critique : «Il y a beaucoup de contraintes pour semer, enlever les mauvaises herbes. Cela prend trop de temps.» Pour Maxime : «Même si le prix de lait est plus cher, au final l’exploitant n’est pas gagnant.»
A l’inverse, Célia a été très convaincue : «On arrivera tous à une agriculture comme ça, puisqu’on essaye de diminuer tout ce qui est pesticides et désherbants pour le bien-être de la terre. On sera plus ou moins obligés d’y arriver.»culture bio de la betterave
Pour notre responsable de la formation, René Poignand (à droite sur la photo), cette visite fait partie de notre formation : « Les jeunes, en stage, sont surtout sur des systèmes conventionnels pour le moment et certains ont des propos assez tranchés. Il y a du chemin à faire ! Dans notre travail avec les jeunes, cela fait aussi partie des objectifs à atteindre en lien avec les évolutions actuelles. »
Pour Denis Simoneaux, l’exploitant agricole : «Cela permet de se rendre compte que sur une exploitation comme celle-ci, on peut dégager un revenu. Donc, il n’y a pas de raison que des agriculteurs conventionnels ne deviennent pas bio demain.»
Notre matinée s'est poursuivie par la visite du salon La terre est notre métier, 8ème édition, qui se déroulait à Guichen les 9, 10, 11octobre.

Les élèves de terminale Bepa conduite
de productions animales
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